Princeps
Le légionnaire vétéran dans la force de l'age

La tenue représentée sur ces photos va de la troisième guerre Punique jusqu'à la période des réformes de Caius Marius. J’ai précisé période car il s’agit plus d’une évolution dans le temps officialisé en quelques sortes par Marius que d’une révolution ponctuelle à proprement parler.

Les Princeps sont la deuxième ligne de combat, ils représentent la fine fleur des légionnaires. Biens équipés, dans la force de l’âge, disciplinés et expérimentés ils sont de redoutables combattants.

Il porte sur la tête un casque de style Etrusco-Italique en bronze de bonne facture qui lui protège bien le crane. Sur le dessus Polybe nous dit qu’ils portent une crinière de 3 plumes noires ou rouges d’une coudée de long afin de les rendre plus grands.



Son corps est protégé par une cotte de mailles d’une douzaine de kilos, qui offre une très bonne protection au corps à corps et dont la flexibilité n’entrave pas les mouvements.

A sa taille une ceinture qui commence progressivement à être décorée de plaques de métal a cette époque. Elle sert de support aux armes de poing, mais aussi à maintenir la cotte de maille. Ce maintien est essentiel, car en faisant légèrement blouser la maille la ceinture vas supporter une bonne partie du poids de cette dernière qui sinon reposerais uniquement sur les épaules.

On aperçoit le glaive porté sur la droite, et le pugio porté sur la gauche à partir des guerres Ibériques. Il porte également un pilum comme arme de jet et le grand bouclier républicain qui sert aussi bien à sa protection que comme arme offensive.

Il peut porter des bandes molletières en fonction du terrain comme en attestent certaines fresques et la lapidaire. A cette époque la caligae, une forte sandale de marche cloutée d’origine paysanne commence à remplacer les perones qui sont de petites bottines fermées elles aussi d’origine pastorales.



Le légionnaire en train de lancer son pilum


Le grand bouclier républicain protège bien l’ensemble du corps contre les projectiles comme sur la photo ci contre.



Comment le légionnaire peut tenir le pilum lourd dans sa main gauche pendant qu’il s’apprête à lancer le léger de sa main droite.


Le légionnaire en train de dégainer son glaive.


Sur cette photo on comprend mieux pourquoi le glaive est situé à droite ce qui permet de le dégainer sans être gêné par l’autre bras qui tient le bouclier.


Le légionnaire en position de frappe d’estoc.


Le bouclier tout en protégeant le haut du corps sert également à frapper de son bout de manière offensive, pendant que le glaive lui aussi vas frapper l’adversaire avec la pointe.


Sur les photos de gauche on voit le système particulier et très confortable d’attache du casque qui lui assure un très bon maintien sur la tête.


J-L Féraud Mai 2011
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